Vous venez de vous offrir ce magnifique jeu de Tarot ou cet Oracle qui vous faisait de l’œil depuis des semaines.
Vous l’ouvrez, enthousiaste, et là… c’est le choc.
Le livret d’accompagnement fait la taille d’un dictionnaire et chaque carte semble posséder une douzaine de significations différentes selon qu’elle est à l’endroit, à l’envers, ou associée à sa voisine.
Une question surgit alors, un brin décourageante : faut-il vraiment apprendre toutes ces définitions par cœur pour savoir tirer les cartes ?
Rassurez-vous tout de suite : la réponse est un non catégorique.
Voici pourquoi le par cœur peut même bloquer votre pratique, et comment faire autrement pour devenir un(e) cartomancien(ne) épanoui(e).
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Le piège du « par cœur » en cartomancie
Vouloir réciter la définition d’une carte comme une poésie à l’école est la meilleure façon de passer à côté de la puissance d’un tirage.
Pourquoi ?
– Cela coupe l’intuition :
Lorsque vous cherchez désespérément dans votre mémoire ce que l’auteur du livre a écrit pour le Trois d’Épées, votre cerveau gauche (le logique) prend le dessus.
Vous n’êtes plus à l’écoute de vos ressentis ni de l’énergie du consultant.
– Les cartes sont vivantes :
Une carte n’a pas une signification fixe.
Le Mat ou le Fou peut symboliser la liberté et l’audace dans un tirage pro, mais l’instabilité ou l’irresponsabilité dans un tirage sentimental.
Aucun livret ne pourra lister toutes les nuances de la vie humaine.
– C’est le meilleur moyen de se décourager :
Le Tarot de Marseille ou le Rider-Waite Smith comptent 78 cartes.
Si vous vous imposez de tout retenir avant d’oser faire votre premier tirage, votre jeu finira par prendre la poussière sur une étagère.
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La méthode alternative : Comprendre et ressentir
Si on n’apprend pas par cœur, comment fait-on ?
L’art de la cartomancie repose sur un équilibre subtil entre la structure (l’histoire des cartes) et l’intuition (votre regard).
1. Apprivoisez le système, pas les détails
Plutôt que d’apprendre 78 fiches bristol, apprenez la logique du jeu.
Les Arcanes Majeurs racontent un voyage (Le Voyage du Mat).
Chaque carte est une étape de la vie.
Les Arcanes Mineurs combinent la numérologie (les chiffres de 1 à 10) et les éléments (Coupes = Émotions/Eau, Épées = Mental/Air, Bâtons = Action/Feu, Deniers = Matériel/Terre).
Exemple : Un 3 (qui symbolise la création, l’expression) dans la suite des Coupes (les émotions) parlera naturellement de joie partagée, d’amitié ou de célébration.
Pas besoin de l’apprendre par cœur, vous venez de le déduire !
2. Pratiquez le « Visual Storytelling »
Regardez l’illustration de la carte.
Que fait le personnage ?
Quelles sont les couleurs dominantes ?
Qu’est-ce que cela vous évoque immédiatement ?
Votre subconscient réagit aux symboles bien avant que votre mémoire ne retrouve le texte du livret.
Faites-vous confiance.
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💡 Le conseil Agorazen :
Tenez un journal de tirages.
Notez ce que la carte vous inspire avant de regarder sa définition dans le livre.
Vous serez surpris(e) de voir à quel point votre intuition tombe souvent juste.
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Trouver le bon curseur entre intuition et théorie
Ne nous méprenons pas : l’intuition pure sans aucune base théorique peut parfois mener à des interprétations un peu « hors sujet » ou répétitives.
Les livres sont de formidables tuteurs.
Utilisez-les comme des guides et des sources d’inspiration, non comme des codes pénaux.
Lisez sur l’histoire des cartes, découvrez la vision de différents auteurs, puis appropriez-vous ces définitions pour vous créer votre propre dictionnaire intime du Tarot.
En conclusion, oubliez le par cœur.
Amusez-vous, observez, ressentez, et laissez les cartes vous raconter leur histoire.
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FAQ : Vos questions sur l’apprentissage du Tarot et des Oracles
| Question | Réponse détaillée |
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| Q1. Est-ce une erreur de regarder le livret pendant un tirage ? | Absolument pas ! Même les tarologues expérimentés consultent parfois des ouvrages pour ouvrir de nouvelles perspectives. Au début, utilisez le livret sans culpabilité, mais forcez-vous à regarder la carte pendant 30 secondes et à formuler votre propre avis avant d’ouvrir le livre. |
| Q2. Par quel jeu commencer si on a peur de ne pas retenir les significations ? | Le système Rider-Waite Smith (RWS) ou les Oracles contemporains sont parfaits. Le RWS a l’avantage d’avoir des scènes illustrées sur toutes les cartes (même les mineures), ce qui stimule immédiatement l’intuition visuelle, contrairement au Tarot de Marseille traditionnel où les mineures ne montrent que des objets abstraits. |
| Q3. Comment faire si la définition du livre ne correspond pas du tout à mon intuition ? | Privilégiez toujours votre intuition. Le livret donne la vision de l’auteur, mais au moment où vous tirez les cartes, c’est votre canal énergétique et votre inconscient qui parlent. Si une carte traditionnellement « négative » vous inspire de la paix dans un contexte précis, suivez ce ressenti. |
| Q4. Combien de temps faut-il pour être à l’aise avec la signification des cartes ? | Cela varie, mais en pratiquant un tirage à une carte par jour (le « tirage du jour »), on commence généralement à bien maîtriser la structure du jeu en 2 à 3 mois. L’important est la régularité, pas la quantité d’heures de révision. |
| Q5. Faut-il aussi apprendre la signification des cartes à l’envers ? | Non, ce n’est pas obligatoire, surtout au début. Beaucoup de cartomanciens ne lisent jamais les cartes à l’envers et préfèrent nuancer la lecture selon la position de la carte dans le tirage ou les cartes voisines. Si vous débutez, gardez toutes vos cartes à l’endroit pour ne pas vous surcharger l’esprit. |